Aya de Yopougon

  • Scénariste :  Marguerite Abouet
  • Dessinateur :  Clément Oubrerie
  • 2005 / 2010
  • Gallimard

Résumé éditeur

Côte d’Ivoire, 1978. Aya, dix-neuf ans, vit à Yopougon, un quartier populaire d’Abidjan. Ça sent le début des vacances mais très vite les choses vont commencer à se gâter…

Tome I
«Dans les années 1970, la vie était douce en Côte d’Ivoire. Il y avait du travail, les hôpitaux étaient équipés et l’école était obligatoire. J’ai eu la chance de connaître cette époque insouciante, où les jeunes n’avaient pas à choisir leur camp trop vite, et ne se préoccupaient que de la vie courante: les études, les parents, les amours… Et c’est cela que je veux raconter dans « Aya », cette Afrique qui subsiste malgré tout car, comme on dit chez nous, «la vie continue»…» (Marguerite Abouet).

Tome II
«De nouveaux problèmes animent le quartier de Yopougon, à Abidjan. Les Sissoko refusent de croire que leur fils Moussa est le père du bébé d’Adjoua. Cette dernière se retrouve toute seule pour s’occuper de son fils et profite –un peu trop– des talents de nounou d’Aya. Bintou, elle, est tombée amoureuse d’un Parisien en vacances et n’a plus de temps à consacrer à ses amies. Comme les Ivoiriens boivent de moins en moins de bière, la Solibra va mal et le père d’Aya doit abandonner son second bureau à Yamoussoukro. Mais bientôt les filles n’ont plus qu’une idée en tête: se préparer pour le grand concours de Miss Yopougon…» (Marguerite Abouet).

Tome III
Comment Ignace expliquera-t-il à sa femme son deuxième bureau et ses nouveaux enfants? Qui est cette mystérieuse inconnue qu’Albert voit toutes les nuits à l’Hôtel aux mille étoiles ? Adjoua pourra-t-elle s’en sortir en vendant des claclos toute la journée? Mais surtout : qui sera élue Miss Yopougon? Et Aya! A-t-elle besoin de se mêler de toutes les histoires de Yop City?
Les réponses à ces questions et à bien d’autres encore dans le troisième volume des aventures de Aya de Yopougon.

Tome IV
Les histoires de Yopougon s’exportent quand Inno, « coiffeur pour dame stylées », débarque à Paris et lance une mode de la coupe Grace Jones dans un foyer malien. Pendant ce temps en Côte d’Ivoire, Aya est harcelée par un prof de fac, le père de Félicité surgit de nulle part pour récupérer sa fille devenue mannequin et Mamoudou subvient aux besoins de sa petite famille en faisant le gigolo.

Tome V
Il y a autant d’embrouilles autour d’Aya que de moustiques à Abidjan. Mamadou fait le génito pour la femme du prof de biologie tandis que Félicité, soupçonnée d’être riche, est séquestrée au village par son père. De son côté, Grégoire, le gars moisi, a été recruté par l’Église réformée de Dieu «aucun malade». Et les Sissoko sont à la recherche de leur fils Moussa, qui a disparu dans la savane avec l’argent de la famille. Pendant ce temps à Paris, Innocent, l’aventureux coiffeur, découvre que l’homosexualité n’est peut-être pas aussi bien acceptée en France qu’il l’espérait.

Tome VI
À Yopougon, comme à Paris, les histoires se dénouent, les vérités éclatent et chacun va devoir faire face à son destin. À commencer par Aya, qui a toujours un compte à régler avec son prof de biologie, le harceleur. Mais toutes les vérités sont-elles bonnes à dire et les histoires toutes réglées ?

Notre avis

Une très belle série que je viens de relire avec un plaisir certain. C’est l’Afrique vue de l’intérieur, celle de la vie de tous les jours, pas celle des actualités, avec un peu de nostalgie des années 70. L’écriture de Marguerite Abouet est à la fois subtile, didactique et divertissante.
On y découvre un quartier d’Abidjan, ces habitants, son mode de vie, et l’auteur en profite pour aborder plusieurs thèmes liés à la jeunesse, l’omniprésence de la famille, la recherche d’un travail, les études, l’émigration, la liberté, la sexualité, la condition des femmes.
Les personnages sont nombreux et les 6 volumes de cette série permettent de suivre ces destins croisés sur plusieurs années. Les amis et la famille d’Aya sont gais, débordants de vie, plein d’espoirs, mais la vie par contre est ce qu’elle est, il y a des rêves, beaucoup d’insouciance, des mensonges et des vies brisées.
Le dessin de Clément Oubrerie est magnifique de simplicité et idéal pour nous faire voyager dans cette Afrique des années 70. Il magnifie l’histoire déjà très attachante et lui donne un charme absolu. Les couleurs sont vives, chaudes et donnent de la vie à ce petit monde.
Seul petit bémol pour moi, le sixième volume. On sent que l’auteur veut en finir et que tout doit trouver sa solution. J’aurai sans doute préféré un peu plus de mystères, plus de portes ouvertes, où nous aurions pu imaginer la suite des aventures de Aya.



Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. Corinne Bellocq dit :

    Bonjour,
    cette série d’albums est géniale, à lire absolument !

    J'aime

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