Ma vie en l’air

  • Scénariste : Anne Sibran
  • Dessinateur :  Didier Tronchet
  • 2005
  • Dupuis

Résumé éditeur

 » Il était une fois une véritable histoire extraordinaire « .
C’est un peu comme cela que débute  » Ma Vie en l’air « , l’incroyable histoire d’Elsa, une fillette qui se surprend un jour à voler, au sens propre, là-haut, au milieu des nuages et des oiseaux. Elle vole pour échapper à la boue du quotidien, à ses étranges parents (un peu ogres, franchement bouchers, étrangement vampires), à la vision de sa sœur Célie en train de dépérir… Un jour, elle n’en peut plus et elle chute, elle a refusé de voler, son don l’a lâchée. Elle est recueillie par un éleveur d’oiseau, Paulin, qui va lui apprendre le cri qui console et l’initie aux mystères de la tropopause, un anneau d’harmonie atmosphérique. Mais ce séjour est de courte durée et Elsa est placée chez les sœurs, où les envolées spirituelles et réelles sont sévèrement réprimées. Des années après, entre médecine dure et folie douce, Elsa se souvient.

Notre avis

Voici un album bien particulier, une sorte de conte fantastique, le journal d’une jeune fille qui nous emmène dans un monde où réalité et névroses se côtoient sans que nous sachions bien où se trouve le curseur de la folie. Le gaufrier à six cases des scènes oniriques, nous enferme dans ce monde, pas moyen de s’en échapper. Seules les quelques cases panoramiques, d’une réalité plus évidente nous permettent de faire « pause ». Les critiques n’ont pas toujours été tendres avec cette publication.
Moi, j’ai bien aimé cette descente aux enfers, ce fantastique psychotique si bien mis en image par Tronchet et les nombreux hommages au cinéma de genre. La demeure en couverture n’est pas sans rappeler la maison de Norman Bates. Les cadrages en plongée, les effets « grand angle », les couleurs monochromatiques donnent une tonalité fantastique à l’album. Les intérieurs de la clinique ne sont pas sans rappeler l’asile d’Arkham. Les personnages qui croisent la destinée d’Elsa sont également bien typés et la galerie de portraits est belle, terrifiante. Et pourtant, au fil de l’album se dégage une sorte de poésie macabre. « Bonjour joli corbeau ».


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