Gran Café Tortoni

  • Scénariste : Philippe Charlot
  • Dessinateur :  Winoc
  • 2018
  • Grand Angle

Résumé éditeur

Entre ces murs ont été écrites les plus belles pages de l’histoire culturelle de Buenos Aires.
Rodolfo était danseur de tango, disciple exclusif du mythique Maestro… jusqu’à sa rencontre avec La Mina. Peu douée pour la danse, elle a charmé le séduisant tanguero dont le talent lui a permis de briller dans la capitale argentine.
Mais Rodolfo a vieilli. La Mina, elle, a gardé le même désir, la même ambition. Un nouveau faire valoir, plus jeune, lui assurerait un regain de notoriété… Elle jette son dévolu sur un danseur nouvellement débarqué et réussit à convaincre Roldolfo de l’aider à le préparer à sa rencontre avec le Maestro. Le Gran Cafe Tortoni est le lieu d’initiation rêvé. Mais le tango et l’innocence de la jeunesse ne font que rarement bon ménage.

Notre avis

Cette bande dessinée est une bel hommage au tango et à Buenos Aires. Le récit de Philippe Charlot est construit autour des souvenirs des clients du Gran Café Tortoli, l’un des plus vieux café d’Argentine et siège de l’Academia national del Tango. On y évoque la vie de personnages hauts en couleur qui ont façonné la légende de cet art et de la ville de Buenos Aires. La beauté du tango est incarnée par la silhouette de la belle mina qui hante les pages de l’ouvrage. Le tango est plus qu’une danse, c’est un art de vivre. Ces témoignages sont une sorte de passage initiatique pour le jeune danseur, héros sans nom, qui désire intégrer l’école du Maestro. Les histoires s’enchaînent, et peu à peu, le tango, la vie à Buenos Aires deviennent familiers, magiques, envoûtants.
Les couleurs chaudes, le trait « croquis » de Winoc crée une ambiance un peu surannée, nostalgique d’une époque révolue. Son trait, sa technique évoluent selon l’intensité du récit, selon les tranches de vie racontées, offrant au lecteur des ressentis différents, il y a même un hommage à l’album de Corto Maltese « Tango » de Hugo Pratt. Les évocations de textes littéraires ou des chansons de Gardel ajoutent à l’ensemble quelques beaux moments.
Ne pas manquer les deux dernières planches, qui apportent une conclusion « clin d’œil » au livre.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s