Indélébiles

  • Scénariste : Luz
  • Dessinateur :  Luz
  • 2018
  • Futuropolis

Résumé éditeur

De 1992 à 2015, Luz a dessiné toutes les semaines pour Charlie Hebdo. Jeune provincial puceau arrivé à Paris,il rencontre Cabu qui le prend sous son aile et l’entraîne à La Grosse Bertha, qui devient Charlie Hebdo. Avec le temps il devient l’un des piliers du journal. Dans un long rêve, il égrène ses souvenirs : ses amis, Charb, Tignous, Gébé, Catherine Meurisse…, le premier reportage en banlieue, aux USA, la tournée en Bosnie en guerre avec le chanteur Renaud, son infiltration au RPR, les manifs… Et la vie de bureau, les bouclages, les unes, Johnny. Enfin, il y a surtout la présence de Cabu, le mentor, jamais avare de conseils, qui essaie par exemple de lui apprendre à dessiner discrètement dans sa poche.
C’est un Charlie Hebdo inconnu qui nous est présenté ici car, comme l’explique Luz : « Tout ce que vous connaissez ou croyez connaître de Charlie Hebdo ne se trouve pas dans ce livre »
Indélébiles : comme les taches d’encre sur les doigts et les souvenirs que retient Luz de sa carrière de dessinateur-journaliste à Charlie Hebdo.

Notre avis

Je ne suis pas un lecteur assidu de Charlie Hebdo, même si j’aime son esprit très irrévérencieux et sa liberté de ton. J’avais été choqué par l’attentat du 7 janvier 2015, parce que Charlie Hebdo symbolisait la liberté d’expression, le droit d’être politiquement incorrect. Puis, le temps à passé, et le Charlie de la première réimpression à pris la poussière avant d’être rangé dans une boîte. J’ai donc lu le roman graphique de Luz tardivement, sans avoir vraiment envie de revivre ce drame. J’ai eu tord, car le bouquin de Luz ne s’apitoie pas, il nous raconte ses débuts à Charlie, sa rencontre avec la rédaction de l’hebdo, les dessinateurs, les secrétaires, tout un petit monde bien vivant. Les anecdotes sont drôles, on y retrouve les anciens Gébé, Wolinski, Cabu (On parle aussi beaucoup de Dorothée) et les plus jeunes Charb, Tignous,… C’est un formidable témoignage sur la vie de cette petite rédaction, faite de gens simples, à l’esprit enjoué, toujours à l’affût du bon mot, du dessin qui provoquera le rire. Dans ce registre, la séquence au Festival d’Angoulème est un « must ». Le récit de Luz est plein de tendresse pour ceux qui lui tout appris ou presque, Cabu apparaît comme un père spirituel, posé et calme, un peu en décalage avec la folie des plus jeunes. Et la séquence de fin, le bouclage de Charlie pour la mort de Johnny, est également un beau moment d’émotion, les fantômes bienveillants de ses amis disparus ne le quittant jamais vraiment, même si la vie continue sans eux. Un bel hommage…

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