Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

  • Scénariste : Fred Fordham d’après le roman de Harper Lee
  • Dessinateur :  Fred Fordham
  • Traduit de l’anglais par Isabelle Stoïanov, relu et actualisé par Isabelle Hausser
  • 2018
  • Grasset

Résumé éditeur

Livre culte dans le monde entier, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur raconte l’histoire d’Atticus Finch, jeune avocat, qui élève seul ses deux enfants Jem et Scout. Lorsqu’il est commis d’office pour la défense d’un homme noir accusé d’avoir violé une femme blanche, la vie de la petite famille bascule. Nous sommes dans les années 1930, dans une petite ville de l’Alabama et certaines vérités peuvent être dangereuses à démontrer…
Grâce au talent de Fred Fordham (notamment découvert en France grâce à Nightfall, paru chez Delcourt), ce roman graphique donne une nouvelle vie au chef d’œuvre d’Harper Lee. L’illustrateur a exploré les lieux qui ont compté pour la mythique auteure américaine en se plongeant dans sa vie afin de s’approcher au plus près de son imaginaire. Fred Fordham offre un éclairage inédit du texte avec ce magnifique ouvrage qui renforce encore la modernité de l’œuvre de Lee. Couronné par le prix Pulitzer en 1961, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur est l’un des plus grands classiques de la littérature du xxème siècle.

Notre avis

Difficile d’adapter un roman de la littérature américaine couronné d’un prix Pullitzer et pourtant l’exercice est plutôt réussi. Fred Fordham reste très proche du texte original, n’adaptant le roman de Harper Lee que pour rendre plus clair le roman graphique. Le dessin de Fordham est sobre, tel un manga, sans fioriture, mais très précis, plein de détails qui nous transportent dans l’atmosphère des États-Unis des années 1930. On y découvre, tel un film d’époque, l’architecture de la ville, les habitations des populations noires et blanches, la manière de s’habiller, les intérieurs, les activités des habitants de cet Alabama. Les portraits dessinés par Fred Fordham retranscrivent parfaitement les relations humaines au sein de la famille d’Atticus, les états d’âme de Scout et l’insouciance de sa jeunesse, le passage à l’âge adulte de Jem. Il décrit également avec habileté l’abandon des populations déclassées, blanches et noires qui sont les acteurs de la trame de fonds de cette histoire. A lire avec intérêt et plaisir, pour ceux qui connaissent l’oeuvre d’Harper Lee, et une invitation de découvrir cette oeuvre avant de se plonger dans la lecture de l’originale pour les autres.

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