Les Indes fourbes

Résumé éditeur

De l’ancien au Nouveau Monde, la fabuleuse épopée d’un vaurien en quête de fortune… En 160 pages au très grand format, le dessinateur de « Blacksad » et le scénariste de « De Cape et de Crocs » nous offrent cet album d’exception qui constitue leur Livre d’Or !
Fripouille sympathique, don Pablos de Ségovie fait le récit de ses aventures picaresques dans cette Amérique qu’on appelait encore les Indes au siècle d’or. Tour à tour misérable et richissime, adoré et conspué, ses tribulations le mèneront des bas-fonds aux palais, des pics de la Cordillère aux méandres de l’Amazone, jusqu’à ce lieu mythique du Nouveau Monde : l’Eldorado !

Notre avis

Je me souviens de Juanjo Guarnido lors de son arrivée à Paris. C’était il y a bien longtemps, il venait travailler chez Disney à Montreuil. Avec notre ami Philippe Vidal, nous lui faisions visiter Paris, je me souviens d’une soirée au Caveau de la Huchette, de son travail d’animation sur « Tarzan », des premiers BlackSad. Depuis nous nous sommes un peu perdu de vue, j’habite Tahiti, il parcourt le monde, même si nous restons en contact Facebook. Que de chemin parcouru.
Avec Alain Ayroles, il signe ici « Les Indes fourbes », un roman graphique de 160 pages d’une incroyable richesse tant dans le récit que dans le dessin. L’histoire nous raconte les tribulations de Pablos, un misérable de Castille qui débarque aux Amériques pour y faire fortune en rêvant d’El Dorado. Le personnage est grandiose, roublard, plein d’audace, prêt à tout pour contester l’ordre social établi et se hisser tout en haut, même au prix des pires bassesses. L’épopée est grandiose, riche en rebondissements, le lecteur est manipulé par Ayroles, dont l’histoire se narre à la première personne. Pablos est un affabulateur, un menteur, son récit est extravagant, à la mesure des ses tromperies, de sa folie. Le dessin de Juanjo est magnifique et transcende ce récit picaresque.  Les personnages sont de style semi-réaliste avec un petit rien de Disney, la patte Guarnido. Les ambiances, les décors, les paysages, les couleurs sont magnifiques. Un travail de titan, le talent aidant, qui ne peut que nous ravir.

Autres critiques

Télérama du 25 septembre 2019
En imaginant la suite d’El Buscon, le roman picaresque écrit au XVIIIe siècle par Francisco de Quevedo (1580-1645) le tandem a réalisé une authentique superproduction, un projet hors normes, tant sur le fond que dans la forme.

Bedeo du 23 octobre 2019
Album géant et travail de titan, les comparaisons manquent pour qualifier ce travail finalement plus proche de l’épopée BD que du roman picaresque, tant son souffle est fort et sa matière, d’essence mythique.

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