Miss Pas touche

  • Scénariste : Hubert (Boulard)
  • Dessinateur :  Kerascoët (Marie Pommepuy & Sébastien Cosset)
  • 2006 / 2007
  • Dargaud – Collection Poisson-pilote

Résumé éditeur

Episode I – La vierge du bordel
Quand deux jeunes filles de province débarquent dans le Paris des années 30 pour chercher du travail, elles n’ont pas l’embarras du choix : elles deviennent bonnes à tout faire dans la haute société. C’est le lot d’Agathe et de Blanche, deux sœurs qui astiquent, lavent et récurent chez une patronne très comme il faut.
Autant Agathe est légère et insouciante, autant Blanche est prude et timide. Et quand sa sœur va guincher sur les bords de Marne à la recherche du prince charmant, Blanche l’attend dans leur chambre nichée sous les toits.
Une nuit, Blanche entend des bruits bizarres dans une pièce de l’immeuble mitoyen – chose étrange, le dit immeuble étant muré pour insalubrité. Curieuse comme pas deux, elle creuse un trou pour en savoir plus. Et découvre une scène horrible : une fille mutilée réduite à l’état de macchabée. Et si c’était un nouveau crime du sinistre «Boucher des guinguettes» ? A son retour, elle en parle à sa sœur. Mais Agathe a tout juste le temps de glisser un œil à son tour avant de recevoir une balle…
«Suicide», dit la police. Puisque c’est comme ça, Blanche mènera l’enquête toute seule.
Et voilà comment elle se fait engager dans une «maison de joie», le Pompadour, où elle est chargée des clients un peu spéciaux. Au moins, elle ne perdra pas sa chère virginité…

Episode II – Du sang sur les mains
Après la mort de sa sœur, Blanche continue de mener son enquête dans une maison close, «le Pompadour», qui semble avoir un lien avec cette disparition. Blanche y fait la connaissance de personnages souvent hauts en couleur et, parfois, particulièrement inquiétants, comme celui que l’on appelle «Monsieur ». Blanche pense avoir affaire à l’assassin de sa sœur, mais rien n’est vraiment sûr. Et que penser de « Joli Cœur », autre personnage dangereux, tout comme « Le Rouquin » qui s’avère tout aussi tordu ? Et que dire de Judith qui semble tenir les filles d’une main de fer sans publier l’énigmatique Miss Jo dont le rôle sera ici déterminant ? D’abord apparue comme une oie innocente, Blanche basculera elle même dans une violence irréversible, prête à tout pour découvrir enfin la vérité… Ce qui sera le cas dans ce deuxième volume, constituant ainsi un diptyque inoubliable.

Notre avis

J’aime beaucoup ce premier diptyque de la série « Miss Pas Touche », un peu moins les deux albums qui suivent. Le dessin des Kerascoët, dans le style de la collection « Poisson-pilote », est léger, élégant, plein de détails, très efficace et parfois sombre comme il sied à cette histoire policière. Le scénario est habile, presque du Alan Moore à la mode « From Hell ». L’histoire oscille entre le roman policier à la Arsène Lupin, l’étude des mœurs de la classe sociale dirigeante et la critique sociale montrant la précarité du petit peuple de Paris. C’est également, le portrait au vitriol d’une communauté où se côtoient rupins, gangsters, mère maquerelle et filles de joie ou de désespoir. C’est cruel, sanglant, réaliste alors que les illustrations ne le sont pas. Tout est montré avec une apparente désinvolture, on ne s’apitoie pas sur le sort des uns et des autres, pas le temps, il faut survivre. Et ainsi, Blanche devient notre héroïne, celle qui résiste, celle qui mène l’enquête, celle qui restera debout quand un monde s’écroule. A lire !

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