Le cycle de Tschaï

  • Scénaristes : Jean Dominique Morvan d’après l’oeuvre de Jack Vance
  • Dessinateur : Li-An
  • Couleurs : Scarlett Smulkowski
  • 2000/2008
  • Delcourt

Résumé de l’éditeur

Le Chasch – volumes I & II
Un signal de détresse, intercepté par le vaisseau spatial Explorateur IV, provient de la lointaine planète Tschaï. Adam Reith, chargé d’examiner de plus près la provenance des radiations, est attaqué tandis que son astronef est détruit. Capturé par les Hommes-Emblèmes, Adam est traité comme un esclave. Il apprend que sur Tschaï vivent des êtres étranges, résultat du croisement d’hommes et d’entités extra terrestres : les Chasch, les Wankh, les Dirdir et les Pnumes. En compagnie de Traz Onmale, enfant-roi déchu, il décide de fuir le campement afin de retrouver sa navette tombée aux mains des Chasch.  Toujours à la recherche du vaisseau spatial qui lui permettra de regagner la Terre, Adam Reth s’improvise révolutionnaire dans la ville de Pera, dont il destitue le tyran. Il mène ensuite le combat contre la cité de Dadiche, fief des redoutables Chaschs bleus.

Le Wankh – volumes I & II
Le retour en pays de Cath est amorcé pour la princesse Ylin Ylan et ses compagnons. Malgré tout, Adam Reith s’inquiète de la morosité de celle qu’il aime et de la distance qu’elle semble prendre. Cette situation s’amplifiera lorsqu’un chevalier sauvera la petite troupe des griffes d’esclavagistes dans la ville de Coad où ils ont fait escale. Ce noble du pays de Cath – Alutrin Stellador- s’était lancé à la recherche de la princesse dés sa disparition. Elle retrouve donc avec lui une part de son pays ainsi que les égards qu’on lui accordait. Comment évoluera cette situation une fois arrivé à Cath? La troupe d’aventuriers évolue dans un mode complexe dont on découvre peu à peu la richesse et la diversité qui en font l’authenticité.  Adam Reith, abandonné sur l’hostile planète Tschaï, cherche toujours un astronef pour retourner sur Terre. Il s’aperçoit bientôt qu’il est un spécimen humain très recherché par les différentes races qui peuplent Tschaï. Après s’être fait arrêter à maintes reprises et s’être échappé, Adam va-t-il enfin pouvoir rentrer chez lui ?

Le Dirdir – volumes I & II
Bloqué sur la planète Tschaï, Adam rêve toujours de retourner sur terre. Lors d’une fête traditionnelle, il se rend compte que lui et ses deux amis sont constamment surveillés par les Dirdirs, un des peuples de Tschaï. Ces derniers ont eu vent des aventures d’Adam chez les Wankhs et le soupçonnent d’être un espion à leur botte. Sur le conseil de Zarfo, ils parviennent à quitter la ville déguisés en moines Sérafs. Leur pèlerinage les mènera ainsi jusqu’à la région de Carabas où poussent les fleurs de Chrisospine. Du bulbe de ces plantes sont extraits les sequins, la monnaie ayant cours sur Tschaï. Adam a alors une idée : récupérer le maximum de sequins pour se payer un astronef et rentrer sur terre. Mais une telle expédition représente un danger considérable : la région est infestée par « les molosses de la nuit ». Sans compter le sport local des Dirdirs : le massacre systématique des intrus qui osent pénétrer dans la zone, dans le but, évidemment, de piquer leurs sequins… En compagnie de deux fidèles amis, il a réussi à amasser un joli pécule en massacrant à tour de bras des Dirdirs dans la région de Carabas. Les voilà à présent tous trois installés dans la ville portuaire de Sivishe. On lui présente alors un entrepreneur de la race homme-dirdir, Aïla Woudiver, qui a également la réputation d’être un escroc. Adam tente de lui faire gober une histoire de trésor pour expliquer son besoin d’astronef, mais Woudiver n’est pas dupe. Persuadé d’être au final le plus intelligent des deux, il accepte de lui en faire retaper un, en échange d’une coquette somme, plus une participation aux bénéfices. Un ingénieur de basse caste est alors nommé pour s’occuper de la remise en état d’un vieux coucou. Après quelques semaines de travail, l’argent vient à manquer. Adam décide alors d’aller récupérer les quelques sacs cachés dans les Carabas qu’ils n’ont pu récupérer…

Le Pnume – volumes I & II
Après la trahison de l’arnaqueur Woudiver, avec qui il a « négocié » l’astronef, Adam et ses amis ont réduit ce dernier en esclavage. Le voilà contraint à devoir les aider pour les démarches administratives, tandis que le vaisseau est retapé à ses frais, avec ses propres ouvriers ! Adam, Traz et Anacho repèrent alors que leur esclave communique avec l’extérieur à travers un trou de son bureau. Les signaux de lumière semblent être destinés à deux « Gzhindras », une caste inférieure au service d’une autre qui craint la lumière du jour, les « Pnumes ». Sommé de s’expliquer sur cette nouvelle trahison, Woudiver demeure énigmatique. Mais la nuit suivante, les deux Gzhindras enlèvent Adam, drogué avec la complicité de Woudiver. Une violente altercation s’ensuit : Woudiver se prend une balle dans le crane et une explosion laisse Anacho et Traz pour morts. Lorsqu’Adam revient à lui, il est enfermé dans un sac, au bout d’une corde, au fond d’un puits obscur. Téméraire, il entreprend d’escalader l’interminable corde… A présent, il est en territoire Pnume, en compagnie d’une humaine autochtone et « immatriculée », qu’il a baptisé Zap210. En fuite après avoir été séquestrés, ils dérobent des sequins – la monnaie locale – et profitent de ce que leurs hôtes sont occupés par une orgie sexuelle généralisée (encore une drôle de coutume…) pour prendre la tangente. Poursuivis, ils volent une barque en hâte et se laissent dériver sur une mer brumeuse durant plusieurs jours, jusqu’à atteindre un port assez important, Zsafathra. Ils y découvrent une nouvelle civilisation et une mentalité particulièrement mercantile : tout y est prévu pour faire raquer les « touristes ». Cela dit, étant donné qu’ils ont de l’argent, ils en profitent pour prendre du bon temps et se reposer. Adam peut alors poursuivre son enseignement de la liberté individuelle à l’égard de Zap. Car jusqu’alors, la vie entière de cette dernière était disciplinée par les conceptions pnumes, qui font des créatures de son espèce l’équivalent de biens matériels. Sa servitude était jusqu’alors favorisée et rendue volontaire grâce à une drogue appelée Diko, dont le sevrage a aujourd’hui pour conséquence de l’émanciper et de lui faire se poser des questions psychologiquement perturbantes… Notamment sur la notion de reproduction, de séduction ou de libido…

Notre avis

J’ai toujours aimé les romans de SF de Jack Vance, ses nouvelles, ses histoires linéaires, simples, mais riches en imagination et en mondes exotiques habités de peuples étonnants tels qu’on les décrivaient dans les années 50/60. Cette série de 8 livres couvrent le cycle de Tschaï et les aventures d’Adam Reith. C’est avant tout un voyage au pays des aliens que Vance nous offre, pas de technologie futuriste fulgurante mais des peuples aux mœurs étranges et des organisations sociales originales et décalées.
Cette une très belle série, servie par une adaptation qui ne trahie pas les romans et en conserve toute la richesse. Il y a de multiples peuples, des décors somptueux, une foule de personnages, tout un univers très riche bien rendu par Li-An. Cependant, le style du dessinateur évolue d’un diptyque à l’autre ce qui m’a un peu perturbé, je ne reconnaissais plus le héro d’un album à l’autre. Ceci dit, c’est un très beau et très gros travail qu’on fournit les auteurs. J’aime particulièrement les deux derniers albums, le dessin me rappelle Moebius, le découpage est nerveux, les personnages plus expressifs. A découvrir si vous aimez la SF.

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