La dame de Damas

  • Scénariste :  Jean-Pierre Filiu
  • Dessinateur :  Cyrille Pomès
  • 2015
  • Futuropolis

Résumé éditeur

Dans un quartier de Damas secoué par la Révolution, Karim et Fatima s’aiment. Mais leur passion semble impossible. Car si Karim et sa famille sont engagés contre Bachar el-Assad, Fatima a dû unir son destin à celui du régime. Quand ils se retrouvent enfin, à l’été 2013, après avoir vécu ce qui ressemble déjà à mille vies, l’impensable va frapper la capitale syrienne : la mort blanche. Ce jour-là, les forces armées de Bachar al-Assad bombardent plusieurs quartiers de Damas, utilisant des armes chimiques. Le bilan est effroyable. Le monstrueux bombardement fait des centaines de morts dans la population. Daraya est pourtant loin des zones tenues par les rebelles syriens. Un massacre gratuit, qui ne provoquera aucune intervention internationale.

Notre avis

Une BD très étonnante, tout d’abord parce qu’elle laisse la parole à ceux du dedans, il y a bien une narration, mais elle est légère, presque invisible. C’est de la BD documentaire, sans prendre partie, nous découvrons ce quartier, le quotidien de ses habitants, la vie sous « Bachar », sous la dictature, avec ses barons, sa corruption, ses arrestations sommaires, sans liberté d’opinion mais également sans bombe. L’histoire nous raconte comment les membres d’une famille ordinaire, sympathisants de mouvements contestataires pacifiques, vont peu à peu, du fait de la répression du régime, glisser vers la lutte armée, s’engager auprès de factions armées voulant chasser du pouvoir le dictateur. C’est un engrenage bien huilé, le discours se radicalise, les civils sont les premiers à payer, et la guerre civile contamine tout le monde. Tout s’embrase.
Au début, ils croient que l’Occident les soutiendra, mais peu à peu, les tensions internationales finissent par neutraliser les états et les fonctionnaires de l’ONU sont aussi lâches que leur gouvernement. La langue de bois, les promesses non tenues, l’abandon finissent par décider les plus modérés à prendre les armes quoi qu’il en coûte.
Au milieu de tout cela pourtant, l’amour continue d’unir les jeunes gens, mais la guerre est là et les destins se brisent sous le feu des armes.
Le dessin de Pomès est juste, très expressif, pas trop lisse, juste ce qu’il faut pour qu’on y croît, comme s’il s’agissait de dessins pris sur le vif.

A lire et à faire découvrir.


J

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