Abdallahi

  • Scénariste : Christophe Dabitch
  • Dessinateur : Jean-Denis Pendanx
  • 2006/2007 (Intégrale en 2011)
  • Futuropolis

Résumé éditeur

1828. De l’Afrique, seules les côtes étaient connues par les Européens. Ils y avaient installé leurs comptoirs d’où ils pouvaient tirer le plus grand des profits. L’intérieur des terres restait inconnu et dangereux. Ceux qui s’y étaient aventurés n’en étaient pas revenus. René Caillé fut le premier à réussir cet exploit. Sans argent ni soutiens, ce jeune Français se convertit à l’Islam et devient Abdallahi, le serviteur de Dieu. Dans un périple de 4 500 kilomètres, il arrivera seul à Tombouctou, ville mythique interdite aux Blancs, ouvrant sans le savoir la voie à la colonisation de l’Afrique…

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Notre avis

Je n’ai découvert cette BD qu’au moment de la sortie de l’intégrale, et je dois dire que c’est une BD impressionnante. L’histoire est une adaptation libre des mémoires de l’aventurier français René Caillé, seul Blanc à avoir foulé le sol de la Tombouctou interdite du XIXème siècle et a en être revenu, en se faisant passer pour un arabe musulman au risque d’être démasqué à tout moment. Une sorte de voyage initiatique tant dans l’exploit physique que cela représentait que dans son cheminement intellectuel et moral, on ne sort pas indemne d’une telle escapade.
Mais pour moi la grande claque, ce sont les dessins en couleur directe de Jean-Denis Pendanx, magnifiques pour restituer les lumières de l’Afrique, la chaleur, les corps cuits par le soleil. On étouffe visuellement, c’est très réussi. Les couleurs vives du début rougissent aux feux du soleil, et finissent par s’assombrir lorsque le voyage qui touche à sa fin, n’est plus que désillusions et fatigue.
Magnifique !

Critique de Maxime Bonin (Africa vivre)

Le récit démarre à Saint-Louis de Sénégal, les autorités françaises de l’époque ne veulent pas l’aider financièrement, il décide de partir seul en avil 1827, depuis Kakondy en Guinée, Djenné en mars 1828 et Tombouctou en avril 1828 marquent l’apogée de son voyage, il sera encore ensuite le 1er homme blanc à traverser le Sahara occidental du sud au nord pour arriver à Tanger épuisé mais sain et sauf en septembre 1828.
Abdallahi n’est pas une retranscription fidèle des écrits de René Caillié dans son récit Voyage à Tombouctou, c’est une interprétation libre totalement assumé par ses auteurs.
Arafanba, l’un des guides de René Caillié, très présent dans la BD, a bel et bien existé mais René Caillié n’a presque rien dit de lui. Le questionnement religieux de l’explorateur est aussi longuement abordé mais il fut toujours pudique sur son voyage « intérieur ». Alors le mystère demeure mais la magie opère, rendant hommage « au plus intrépide voyageur des temps modernes » salué dans ces termes par Jules Vernes en personne.

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