Quai d’Orsay

  • Scénariste :  Antonin Baudry (dit Abel Lanzac) & Christophe Blain
  • Dessinateur : Christophe Blain
  • 2010/2011
  • Dargaud

Résumé éditeur

Tome I – Le jeune Arthur Vlaminck est embauché en tant que chargé du « langage » par le ministre des Affaires étrangères Alexandre Taillard de Worms. En clair, il doit écrire les discours du ministre ! Mais encore faut-il se faire une place entre le directeur du cabinet et les conseillers qui gravitent dans un Quai d’Orsay où le stress, l’ambition et les coups fourrés ne sont pas rares…

Tome II – Arthur Vlaminck, le conseiller du ministre des Affaires étrangères en charge du langage, doit préparer les nouveaux discours du ministre. La crise du Lousdem est au cœur des préoccupations : les Américains menacent de déclencher une guerre à laquelle s’opposerait le gouvernement français. Le ministre, Taillard de Worms, s’apprête justement à prendre la parole à ce sujet au siège de l’ONU, à New York. Mais toute cette agitation ne semble guère perturber un nouvel hôte du Quai d’Orsay : un chat qui s’est pris d’affection pour le directeur de cabinet !

Notre avis

Il est rare de trouver des bandes dessinées qui retranscrivent aussi bien l’action des ministères, sans se prendre la tête (les personnages le font pour nous) et avec beaucoup d’humour, tant dans les situations mises en case, les dialogues, que le dessin particulièrement vivant. La BD est inspirée de l’expérience d’Antonin Baudry au ministère des affaires étrangères, lorsque Dominique de Villepin en était le locataire. Villepin, c’est Taillard de Vorms, extraordinaire personnage  de cape et d’épée moderne, homme tempête du Quai d’Orsay. Baudry, c’est Arthur Vlamink, dernière recrue du cabinet, en charge du « langage », écrire les discours du patron.
Frédéric Potet a écrit dans le Monde du 2 décembre 2011 : « Loin d’être une charge, l’album montre au contraire la diplomatie au travail, loin des clichés habituels : une administration en mouvement, des équipes engagées dans une négociation complexe, des moments où il faut prendre des positions difficiles et les tenir».
Ce que j’aime par dessus tout dans ces albums, c’est le personnage de Vorms, sa force de conviction, son énergie, sa dégaine, ses gestes, ses mouvements de mains : « TA, CA, TA, CA, TAC ! » Il y a également tous les petits crocs en jambe et les coups « vaches » des conseillers, les références à Star Wars, aux comics. Le dessin est merveilleux d’efficacité. Les dialogues sont aux petits oignons !  Moment d’excellence : Vorms au Club Med.

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