Le chat du Rabbin

  • Scénariste :  Joann Sfar
  • Dessinateurs :  Joann Sfar
  • Mise en couleur : Brigitte Findakly
  • 2002/2018
  • Dargaud

Résumé éditeur

Au début, le chat du rabbin ne parle pas. Il est simplement libre comme un chat et ronronne dans les bras de la fille du rabbin, Zlabya, sa maîtresse adorée. Mais dans la maison du rabbin, il y a ce perroquet qui jacasse sans arrêt, et le chat le bouffe. Maintenant, il peut parler, et il commence par mentir : le perroquet est allé faire une course, dit-il, la gueule pleine de plumes. Mentir, c’est mal. Le rabbin décide donc de remettre le chat dans le droit chemin et d’en faire un bon Juif. Moyennant quoi, le chat exige de faire sa bar-mitsva. S’ensuivent des discussions très pointues avec le rabbin du rabbin, qui en conclut qu’on devrait noyer le chat.
Malgré le plaisir qu’il prend à ergoter et chipoter à n’en plus finir, le chat a de la peine, depuis qu’il a la parole. Il a acquis un pouvoir dont il se passerait bien. Et finalement, il retourne vers le bonheur et les bras de sa maîtresse, à condition de se conduire comme un vrai chat et de ne plus jamais parler. Il est d’accord :  » Ça vaut le coup de fermer sa gueule pour être heureux.  »
Il a seulement beaucoup de mal à fermer sa gueule en écoutant pérorer les disciples du rabbin, qu’il n’aime pas du tout, surtout celui qui veut épouser sa maîtresse…

 

Notre avis :

Voici une belle série. Dès le premier volume, j’ai apprécié la manière dont Joann Sfar nous raconte l’histoire d’une famille juive dans l’Algérie des années 20, de ce chat bavard et de son maître le rabbin . J’aime aussi son dessin qui peu sembler brouillon à certains mais fourmille de détails, de vie, est riche de mille couleurs. Les dialogues sont enthousiasmants, intelligents, nuancés, ouvrent la pensée et la réflexion, questionnent sur la religion, les rapports entre les gens, le rapport à l’autre, nos contradictions. Et puis, il y a beaucoup d’humour, pas de tarte à la crème, tout en nuance et en impertinence. Ce chat est le trublion de l’histoire, un chat qui parle ce n’est déjà pas anodin, mais c’est lui, qui a travers sa découverte de la pensée humaine, bouscule la tradition par ses réflexions sur les religions, l’amour, la jalousie, l’amitié, la politique, la tradition et le progrès. Tous les volumes ne sont pas égaux, certains sont un peu plus faibles que les autres, mais c’est un ensemble qui se tient. Je viens de relire la série et ai acquis les deux  derniers opus. Sfar a retrouvé sa verve et son inspiration. Un incontournable !

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. Usva K. dit :

    Il faut absolument que je la découvre ! J’en entends parler depuis tant d’années, toujours en termes élogieux, qu’il faut que je me lance. Cette chronique me le rappelle d’une bien belle manière ! 🙂

    J'aime

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