Abymes

  • Scénariste :  Valérie Mangin
  • Dessinateurs :  Griffo – Loïc Manalti – Denis Bajram
  • 2013
  • Dupuis

Résumé éditeur
Abymes – Tome I
– Entre enquête policière, conte philosophique et farce macabre, variations biographiques sur la vie de Balzac.
Balzac est furieux. Non seulement la Revue de Paris a suspendu la publication de La peau de chagrin, mais en plus celle-ci a été remplacée par un feuilleton anonyme qui raconte dans un style tout balzacien la vie, et donc les turpitudes, d’un certain… Honoré de Balzac. Tout ce que l’écrivain a cherché à cacher avec le plus grand soin tout au long de son existence se retrouve exposé au grand jour, au risque de ruiner sa vie sociale, sa carrière, et même de le mener en prison ! Prêt à tout pour découvrir l’auteur de ce canular, il s’engage dans une quête qui le mènera au bout de lui-même. Un récit brillant, entre enquête policière, conte philosophique et farce macabre, au coeur de la vie mondaine et littéraire du XIXè siècle.

Abymes – Tome II – Aux lendemains de l’Occupation, les coulisses d’un tournage maudit.
Henri-Georges Clouzot, alors jeune cinéaste, travaille d’arrache-pied au film qui, selon lui, doit consacrer sa carrière. Soutenu par son producteur, ancien résistant, envers et contre toutes les accusations de collaboration dont Clouzot fait l’objet, il pousse à bout ses acteurs, et notamment la comédienne Suzy Delair dont il partage la vie. Intransigeant, autoritaire et obsédé par son film, il croit devenir fou quand il se rend compte, en visionnant les rushes, qu’en lieu et place de ses bandes, ce sont des prises de vue dérangeantes du tournage lui-même, ou de son intimité orageuse avec sa compagne, qui défilent sur l’écran. De fausses révélations et véritables chausse-trappes, l’intrigue se noue sur le tournage de plus en plus difficile d’un film dont le script lui-même apparaît comme maudit. Car c’est la vie de Balzac qu’entreprend de mettre en scène Clouzot… du moins telle qu’on a pu la lire sous la plume malicieuse de Valérie Mangin et Griffo dans le premier volet de la trilogie Abymes !

Abymes – Tome III – Le troisième volet d’une trilogie qui joue habilement avec le réel comme avec la fiction, en passant par le vraisemblable
Quand Valérie, étudiante dans le Quartier latin dans les années 90, découvre par hasard un album de bande dessinée réalisé par son homonyme dans la collection « Aire Libre », la coïncidence l’amuse. Mais lorsqu’elle cherche à racheter l’album, vraisemblablement dérobé par une de ses coreligionnaires au foyer de jeunes filles qu’elle habite, elle s’aperçoit qu’il n’est référencé nulle part et qu’elle semble même être la seule à l’avoir jamais tenu entre ses mains.
À partir de ce rendez-vous manqué, Valérie Mangin développe une intrigue construite comme un polar, avec ses faux hasards et ses vraies coïncidences, sur la trame bien réelle de sa propre vie. Établissant des ponts avec les tomes précédents, Valérie Mangin nous entraîne dans une partie de cache-cache où se mêlent et se répondent le vrai, le fictionnel et le vraisemblable. Car après la vraie-fausse biographie de Balzac et le vrai-faux tournage de l’ultime film de Henri-Georges Clouzot, Valérie Mangin nous entraîne dans la genèse fantastique de ces deux épisodes, au gré d’un récit dont elle est la principale héroïne… et l’auteure, avec la complicité de Denis Barjam.

    

Nos avis
Marc – J’ai beaucoup aimé l’exercice de style de cette mise en abyme dessinée. Trois personnages, trois dessinateurs, trois époques et des destins croisés qui se télescopent. En lisant les deux premiers opus, on reste un peu sur sa faim, les mises en abyme sont anecdotiques bien que sympathiques. En fait, la trilogie ne prend de l’ampleur qu’au troisième opus, lorsque tous les petits cailloux semés depuis plus de 100 pages finissent par prendre du sens. Avec le troisième album, c’est l’apothéose de la mise en abyme. Les auteurs, Valérie Mangin et Denis Bajram, se mettent en scène dans ce troisième album. Leur rencontre, leur intimité, puis  l’envie de créer une trilogie que l’on est en train de lire.  Le scénario nous manipule avec maestria.  La dernière page tournée, on a une étrange impression, presque un malaise, on se perd entre la fiction et la réalité, et on file sur Internet lire les biographies de Balzac, de Clouzot et du couple Mangin/Bajram …
A lire.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s