Iroquois

  • Scénariste :  Patrick Prugne
  • Dessinateur :  Patrick Prugne
  • 2016
  • Daniel Maghen

Résumé éditeur

En 1608, Québec n’est qu’un nom griffonné sur une vague carte d’Amérique du Nord, une grande bâtisse fortifiée construite sur les rives du Saint Laurent où une quarantaine d’âmes s’apprêtent à passer leur premier hiver. La France d’Henri IV se soucie peu de ces arpents de neiges habités par une poignée de sauvages. Plus préoccupée par les richesses que lui procurent la pêche à la baleine et la traite des fourrures, elle n’envisage nullement l’installation d’une colonie.
Samuel de Champlain, fondateur de Québec, n’aura alors de cesse de défendre « son » Canada. Il saura imposer un climat de paix et de confiance entre nations amérindiennes (Hurons, Alguonquins, Montagnais) et Français. De ces relations naîtra un commerce florissant. Peaux de castors et de loutres s’échangent à bas prix contre marmites, haches, clou et autres divers objets en fer. Ce juteux commerce ne dure qu’un temps… Les raids meurtriers incessants que mènent les Iroquois dans la vallée du Saint Laurent contre les convois de pelleterie hurons ou algonquins exaspèrent très vite la petite communauté française. Soucieux de consolider l’alliance faite avec ses alliés amérindiens, Champlain prend le sentier de la guerre à leurs côtés et part pour l’Iroquoisie.
C’est dans ce contexte que se situe l’histoire qui suit. Le long de la Rivière des Iroquois, sur le lac Champlain, un mois de juillet 1609 en Nouvelle France.

Nos avis

Marc – C’est la première bande dessinée de Patrick Prugne que je lis et sans doute pas la dernière. L’auteur nous propose un voyage au cœur d’un Québec qui n’existe pas encore, habité de peuplades autochtones et de quelques aventuriers européens. Un scénario linéaire, comme un « river movie », où le lecteur se laisse porter par les flots. Les dessins sont remarquables, la mise en couleur à l’aquarelle donne une beauté homogène à l’ensemble. Page après page, on découvre les personnages, les Français dont l’avenir est incertain, les indiens « amis », les indiens « ennemis », leur avenir est déjà tracé. J’ai lu une critique qui disait que l’auteur avait eu du mal a choisir son fil conducteur: l’expédition de Samuel de Champlain avec ses alliés Hurons, Algonquins, Montagnais contre les Iroquois, ou les réflexions de Petite Loutre, prisonnière du convoi fluvial. C’est un peu vrai, mais cela n’enlève rien à l’irrésistible envie d’avancer dans cette aventure fluviale, page après page, au fil de l’eau.

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