A bord de l’étoile Matutine

  • Scénariste :  Riff Reb’s d’après Pierre Mac Orlan
  • Dessinateur :  Riff Reb’s
  • 2009
  • Soleil

Résumé éditeur

« UNE ÎLE AU TRÉSOR, SANS PERROQUET ET SANS ESPOIR. »
« Ceci est le titre de la préface que Francis LACASSIN a rédigé pour À bord de l’Étoile Matutine, et toutes les bonnes raisons de faire cette adaptation y sont contenues.
Ceux qui s’attendraient, en lisant cette adaptation, à trouver une aventure de
 pirate classique risquent d’être surpris. En effet, il me plait de rendre compte par la bande dessinée de la peinture qu’a fait Mac ORLAN de ces existences anarchiques et de le suivre dans cette anti-épopée, privilégiant les temps morts sur les temps forts.
J’ai opté pour un style assez « classique » sur l’ensemble de l’ouvrage pour mieux « exploser graphiquement », le temps de quelques cases, dans le but d’exprimer au mieux l’humanisme désenchanté et le fantastique social qui caractérise le style de Mac Orlan. »
L’histoire en quelques mots…
Un homme sur la fin de ses jours nous fait la lecture du roman de sa jeunesse. Craignant toujours le couperet de la justice, c’est sur le ton de la confidence qu’il nous raconte sa participation, plutôt en tant que témoin, au monde des gentilshommes de fortune du début du XVIIIe siècle.

Nos avis

Marc – Voilà de belles histoires de pirates, bien loin des histoires de l’Oncle Paul ou des flibustiers romanesques du cinéma.
Le récit adapté de Pierre Mac Orlan sent le témoignage vécu, celui  d’un mousse assez grand pour comprendre mais pris dans le tourbillon de la flibuste avec ses codes, ses règles qui permettent de survivre dans un monde sans pitié, sans parole, où la survit du groupe compte plus que les individualités..
Le dessin de Riff Reb’s est énergique, marin, ses personnages ont de vraies trognes de pirates, sa maîtrise du trait et du mouvement rend l’aventure palpitante et truculente.
L’océan est sombre, les navires sont éternellement beaux sous la plume du dessinateur, l’aventure est tentante. Mais si aventure il y a, elle n’est pas flamboyante, elle tient plus de la survie que de l’épopée, la bassesse des uns et des autres façonne le destin de ceux qui les croisent, souvent pour le pire.
Ces flibustiers sont de la pire espèce, impitoyables sur les océans et la corde de la potence semble être leur destin à tous. Et si on se prend à les aimer, c’est parce que finalement ce ne sont que des hommes, pris dans un destin sans échappatoire, tel ce petit mousse qui subit leur violence mais devient l’un des leurs.
Un roman graphique à relire, et faîte de beaux cauchemars !

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s