Terra Australis

  • Scénariste : Laurent-Frédéric Bollée
  • Dessinateur : Philippe Nicloux
  • 2013
  • Glénat

Résumé éditeur

Une des plus incroyables odyssées humaines de l’Histoire a eu lieu il y a un peu plus de 220 ans. Environ 1 500 hommes et femmes ont été déportés, entassés à bord de 11 navires, parcourant plus de 24 000 km sur trois océans. Ils étaient des bagnards, des forçats, des condamnés… le rebut de l’Angleterre ! On les a envoyés à l’autre bout du monde, dans un pays qui n’existait pas encore. Aller sans retour vers l’enfer ou chance inespérée d’une nouvelle vie ? Plus rien ne sera comme avant autour de ce nouveau monde, issu d’une terre ancestrale que les habitants d’origine appelaient Bandaiyan.

Nos avis

Marc – Voilà un roman graphique que l’on n’oublie pas. Le récit ne nous présente pas une épopée menée par d’incroyables marins, qui pour la couronne d’Angleterre, sont près à en découdre avec les éléments et la racaille londonienne condamnée à l’exil. Non, Terra Australis, nous parle d’hommes et de femmes qui se retrouvent, souvent contre leur gré, pris dans un incroyable aventure. Qu’il s’agisse des bagnards (Caesar, Betsy, John,… ), de l’équipage, des militaires (Clark, Tench, Ross,…), des chefs d’expédition (Phillip, Lapérouze), du voyageur (Smith), des aborigènes (Bennelong), le livre nous raconte leur histoire, des morceaux de vie qui juxtaposés les uns aux autres donnent ce magnifique récit, parfois sombre, parfois teintée d’espoirs. Les protagonistes de ce récit rencontre d’autres histoires, celle de l’indépendance des Etats-Unis, celle de la colonisation, celle de l’esclavage, celle des éternels conflits entre Français et Anglais et les prémices de la révolution française. Les dessins en noir et blanc de Nicloux sont aussi pour beaucoup dans la réussite de cette bande dessinée, car ils créent les ambiances, assombrissent les destins, donnent le mouvement sur l’océan, rendent parfaitement l’atmosphère pesante d’un tel voyage. Une pensée particulière au kangourou de l’histoire qui était finalement le premier à fouler cette Terre Australis, bien avant l’arrivée des hommes.

Télérama du 15 mai 2013
Enrichi par une myriade de détails vrais glissés dans le flot de l’aventureuse équipée, illustré par un dessin à la plume et au lavis d’un réalisme af-fûté qui lui donne de l’allant, le récit échappe à la pente naturelle du plombant didactisme académique en BD…  Alors qu’on a – un peu trop – claironné l’ampleur exceptionnelle du projet (plus de cinq cents
pages, cinq ans de recherches et d’écriture, etc.), la vraie prouesse, dans cette surabondante chronique d’une idée folle, est ailleurs : déroulée au ras des faits et à hauteur d’homme, elle préserve, jusqu’au bout ou presque, un bel élan romanesque. Pas si simple.

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